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Rencontre avec la sœur Christiane

Christiane Rousseau a elle aussi a son histoire avec le Seigneur, individuelle, passionnante, réjouissante… et elle en fait quelque chose.

Voici son témoignage :

Ses origines : un contexte familial sévère

Christiane est l’aînée de 1 sœur et 2 frères. Son père était militaire de guerre : après chaque campagne, il faisait des enfants.
Elle a reçu une éducation dure, avec un père sévère et peu de manifestations d’amour maternel ou fraternel. Elle n’en a pas souffert mais ça a forcément forgé son caractère : disons qu’elle sait ce qu’elle veut et qu’elle ne mâche pas ses mots ^^.

Un rapport compliqué avec l’Église catholique romaine

Christiane avait une grand-mère « grenouille de bénitier », comme on dit : qui entraînait toute la famille à la messe tous les dimanches, obligeait à la prière à genoux tous les soirs, et critiquait tout le monde… ça l’a dégoûtée de la religion.

Alors, quand ses parents ont divorcé (Christiane avait 12 ans) : elle n’a plus voulu entendre parler de Dieu ; quand elle a eu ses enfants : elle n’a pas voulu les faire baptiser. Terribles conséquences des incohérences de l’Église romaine… Christiane n’était pourtant pas athée, mais elle ne se retrouvait pas dans les incohérences de l’Église catholique romaine.

Et puis il y a eu la goutte d’eau de Jean-Paul II qui refusait le préservatif : c’en était trop pour Christiane. Ce caractère entier a écrit à son évêque en lui demandant de la débaptiser. La réponse l’a informé, comme elle le souhaitait, que l’Église romaine ne la reconnaîtrait plus et qu’elle ne ferait plus partie des leurs.

Des souffrances ont jalonné sa vie

Ses parents ont divorcé quand elle avait 12 ans. A cette époque, à partir de 12 ans, les enfants devaient choisir avec qui ils iraient : entre père et mère… choix horrible, impossible, traumatisant. Christiane a choisi sa mère, mais aurait voulu rester avec les 2. Elle a construit la suite de sa vie avec ses frères et sœurs, mais sans son père.

Sur sa vie, Christiane dévoile peu de choses : des périodes difficiles, enfouies, dont elle a gommé toutes les souffrances pour ne garder que les bons côtés. Pudiquement, elle n’aborde que ses 2 mariages : une 1e fois très jeune pendant 2 ans 1/2, dont elle a eu ses 2 garçons avec qui elle est très complice et dont elle est fière, et une 2e fois, dont son mari est décédé.

Face à ces souffrances, Christiane a fait le choix de gommer 40 ans de sa vie. Ce qu’elle a vécu l’a aidée car elle en a tiré des leçons, elle est devenue aujourd’hui celle qu’elle est grâce à ça, mais il lui est encore impossible de revenir dessus : nous n’en saurons pas davantage. Et malgré ces souffrances, elle souhaite porter l’espérance, car elle sait qu’une lumière existe malgré tout.

Pendant ses souffrances, Christiane est tombée malade très souvent, a subi 9 opérations… jusqu’à ce qu’elle comprenne (grâce à sa sœur), qu’elle se détruisait. Alors elle a commencé à se reconstruire, a fait une force de tout cela, et désormais est fière de l’avoir traversé. (Si vous traversez des souffrances importantes, son conseil est de vous faire aider, de ne surtout pas rester seul. Et ça tombe bien, nous sommes là si besoin :)).

La joie de trouver Dieu et donc sa place

Et puis la vie, la maladie a ré-ouvert des questionnements sur le sens de tout ça, sur Dieu… une amie conseille à Christiane d’en parler avec Laurent Lenne. C’est curieux, parce qu’elle le connaissait pourtant depuis de nombreuses années, mais n’avait pas du tout pensé à lui : les secours sont parfois très proches :).

Christiane se renseigne alors sur l’Église de Laurent, et tout lui plaît : elle a les mêmes idées d’ouverture d’esprit, la même volonté de prendre l’homme tel qu’il est, la même horreur de l’hypocrisie.

Elle demande à Laurent de la baptiser : à partir de son baptême, elle a retrouvé sa place.

Désormais elle voit Dieu tel qu’elle aurait du Le voir pendant des années. Désormais elle est heureuse, parce qu’elle est en équilibre avec ce qu’elle est, en cohérence avec ce qu’elle pense.

Elle a trouvé Dieu : son amour pour lui explose, elle désire s’engager davantage auprès de Lui. Début juin 2020, elle est devenue oblate franciscaine et a reçu les ordres mineurs, et souhaite poursuivre son cheminement. Christiane est entière : elle a besoin de donner à Dieu ce qu’elle ressent, son engagement est une représentation de l’amour qu’elle a pour Dieu, ses prières ont un autre sens désormais.

Aimer Dieu autant qu’elle L’aime ne pouvait que passer que par un engagement de vie. Ce n’est pas une contrainte, au contraire : elle se sent libérée. Tout se fait en cohérence avec également sa leucémie qui a indirectement contribué à lui faire apprécier encore plus la vie. Depuis son engagement, Christiane sent qu’elle s’est ouverte aux autres : elle ne voit plus les choses de la même manière, elle apprécie davantage les merveilles du quotidien (lever du soleil chaque jour, arbre qui fleurit…), elle arrive à pardonner davantage qu’avant, elle est plus serviable qu’avant, plus généreuse…

Son témoignage

Christiane vit, ne se prend pas la tête et prend les choses comme elles viennent.

De ses souffrances, elle retient qu’il est très important de ne pas rester seul quand on a un problème, de ne pas cacher ses problèmes quand ça va pas. Car, même si c’est difficile d’en parler à quelqu’un qui souffre, Dieu est avec lui et l’aime, on n’est jamais seul. C’est difficile de parler pendant la souffrance de toutes façons : il n’y a qu’à attendre que l’autre soit prêt à l’entendre, et pendant ce temps là il est important de l’aimer, doucement, et d’attendre que les souffrances s’apaisent un peu pour libérer un peu de place dans l’esprit et pouvoir parler d’autre chose que de la souffrance.

Alors Christiane est vigilante pour aider les gens à avoir confiance en eux : elle est à l’écoute sans juger. « Qui te donne le droit de juger quelqu’un ? »

Et elle est heureuse d’appartenir à l’Église Apostolique Œcuménique et de voir que l’Église, avec ses belles valeurs d’accueil inconditionnel, grossit. Elle aimerait que nous soyons 30 000 ! Alors, vous faites quoi ? On vous attend 🙂

Christiane est sur la paroisse cathédrale de La Seyne sur Mer, près de Toulon : n’hésitez pas à passer lui dire bonjour, elle vous accueillera avec un grand sourire :).